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16ème Festival du cinéma israélien de Paris, demandez le programme

 

Le 16ème Festival du cinéma israélien de Paris se tiendra cette année du 29 mars au 5 avril au Cinéma Les 7 Parnassiens, célèbre salle d’art et essai de la capitale, pour une semaine riche en événements. La manifestation, dont les parrains seront pour cette édition Francis Huster et Steve Suissa, présente, comme chaque année, une programmation qui permettra aux spectateurs de découvrir les facettes multiples d’un cinéma audacieux. Jewpop vous présente ses coups de cœur.

 

Mardi 29 mars, c’est avec Baba Joon, de Yuval Delshad que s’ouvrira le festival (soirée sur invitation), précédé du court-métrage Trésor, de Victoria Yabukov. Le film de Yuval Delshad, né en Iran, est le premier long-métrage israélien où des acteurs s’expriment en farsi. Cette histoire de relation conflictuelle entre un père et son jeune fils a enthousiasmé les jurés de la cérémonie 2015 des Ophirs, qui lui ont décerné le prix du meilleur film. Baba Joon a également représenté Israël aux Oscars 2016.

 

 

Mercredi 30 mars, vous démarrerez la journée en riant avec la comédie Atomic Falafel, qui traite sur le mode satirique des tensions entre Israël et l’Iran, à travers la rencontre virtuelle de deux jeunes filles, l’une Iranienne et l’autre Israélienne, vivant dans des villes dotées de sites nucléaires, qui se partagent des secrets d’État afin d’éviter un affrontement voulu par l’ancienne génération des deux pays ennemis. 

 

 

La journée de mercredi se poursuivra avec Barash, premier film remarqué de la réalisatrice Michal Vinik, que l’on pourrait comparer, pour son scénario, à « La vie d’Adèle » version israélienne. Le soir, vous pourrez découvrir Wedding Doll en présence de son réalisateur, Nitzan Gilady. Un premier film pour cet écrivain et réalisateur de documentaires, également primé aux Ophirs.

 

Jeudi 31 mars, ne manquez pas This is My Land, exceptionnel documentaire chroniqué sur Jewpop, où la réalisatrice franco-israélienne Tamara Erde montre comment l’enseignement de l’autre ou du conflit rend les enfants israéliens et palestiniens pris au piège de leur appartenance à un groupe, avec la peur de son voisin comme dénominateur commun. À 20h, vous découvrirez l’un des grands films de cette édition, L’Esprit de l’escalier (Afterthought), premier film d’Elad Keidan, qui a remporté l’Ophir du meilleur scénario et a été présenté en séance spéciale à Cannes l’année dernière. Une comédie philosophique qui a enthousiasmé le directeur du festival, Charles Zrihen, le qualifiant d’«absolument génial !».

 

Parmi les longs-métrages présentés cette année, vous ne manquerez pas non plus Pourquoi m’as tu abandonné (Why Hast Thou Forsaken Me), projeté vendredi 1er avril. Ce premier film de la réalisatrice Hadar Morag, avec pour personnages un adolescent palestinien solitaire et un SDF, a fasciné les jurés du Festival de Venise, où il a manqué le prix de justesse. Les amateurs de polars pourront découvrir Fire Birds d’Amir Wolf, qui sera présenté lundi 4 avril par l’écrivain et journaliste Samuel Blumenfeld, et enfin, clôturant en beauté le 5 avril cette 16ème édition, De douces paroles, de Shemi Zahrin, touchant road-movie qui a conquis le public des salles israéliennes en 2015, avec plus de 150 000 spectateurs.

 

Fire Birds Trailer from UK Jewish Film on Vimeo.

 

Comme chaque année, la programmation du festival fait aussi la part belle aux courts métrages et aux documentaires. Vous pourrez découvrir Tel-Aviv Live de Nellu Cohn, où son regard se porte sur la condition d’artiste dans la «ville blanche», avec des témoignages d’Etgar Keret, Noa… Un passionnant film de Yoram Ron sur Emmanuel Levinas, Le Dieu Absent, où le philosophe confronte l’expérience de la Shoah avec la sagesse talmudique et la philosophie occidentale contemporaine. Le réalisateur Tomer Heyman viendra présenter Mr. Gaga, son superbe documentaire sur le directeur de la Batsheva Dance Compagny Ohad Naharin, tandis que la grande figure du théâtre israélien Nissim Aloni sera à l’honneur avec Once upon a time there was a king de Doron Djerassi, également présent pour en parler face au public. Enfin, le street art s’affichera cette année sur les vitres et murs des 7 Parnassiens, avec des œuvres de l’artiste urbaine Shiry Avny.

 

Et comme à chaque édition, nous attendrons avec une impatience non dissimulée la traditionnelle question qui brûle toujours les lèvres d’un spectateur lors des débats qui suivent les projections : « Vous ne trouvez-pas que votre film donne une mauvaise image d’Israël ? » (il est permis d’ajouter : « surtout en ce moment ! »).

 

Alain Granat

 

Tarifs :

Plein tarif : 9.80 et 8.80 €

Tarif réduit : 7.20 €, valable tous les jours

Chèques Multiciné : 36.60€/6 places, valables 6 mois

Tout le détail de la programmation est disponible sur le site du Festival.

Cinéma Les 7 Parnassiens, 98 boulevard du Montparnasse, 75014 Paris (M° Vavin)

La page Facebook du Festival

© Photos : DR, Festival du Cinéma israélien de Paris

Article publié le 24 mars 2016. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2016 Jewpop

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