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En 1917 à Beersheva, une charge de cavaliers australiens brisait l’Empire ottoman

 

Israël, l’Australie et la Nouvelle-Zélande célèbrent aujourd’hui le centenaire de la dernière charge victorieuse d’une unité de cavalerie au XXème siècle, celle des légendaires Lighthorsemen australiens et néo-zélandais lors de la bataille de Beersheva en 1917.

 

C’est au cours de la campagne du Sinaï et de Palestine, qui opposa du au les forces de l’Empire britannique, de l’Empire allemand et de l’Empire ottoman, qu’eut lieu cette charge héroïque de 800 chevau-légers australiens et néo-zélandais, point culminant de la bataille de Beersheva le 31 octobre 1917. Le général britannique Allenby, pour percer la ligne de défense turque entre Gaza, protégée par un réseau de tranchées, et Beersheva, choisit d’utiliser trois de ses divisions pour feindre d’attaquer la ville côtière, et dirige la masse de ses forces sur Beersheva, afin de s’emparer de ses ressources d’eau essentielles pour sa cavalerie et la poursuite de la campagne, et prendre les Turcs par le flanc gauche.

 

 

 

 

Sous le commandement du Général australien Sir Henry Chauvel, le Général de brigade William Grant, qui conduit les régiments de chevau-légers australien et néo-zélandais, propose de lancer une attaque audacieuse contre les défenses turques de Beersheva, alors que les troupes britanniques, supportées par des tanks et de l’artillerie, ne sont toujours pas parvenues à briser cette ligne de défense essentielle de l’axe germano-turc au Proche-Orient. C’est au crépuscule du 31 octobre 2017, tandis que les chevaux de la brigade des Lighthorsemen manquent cruellement d’eau, que le Général Chauvel donne l’ordre à sa cavalerie d’attaquer, dans une charge héroïque commandée par le Brigadier Sir William Bourchier, sur un terrain plat de 5 kilomètres, au bout duquel se trouvent les tranchées des forces turques protégeant Beersheva, dotées de mitrailleuses et d’artillerie. La rapidité de la charge des 800 cavaliers, armés de fusils et baïonnettes au poing, permit de traverser les lignes turques, malgré le feu nourri des mitrailleuses et de l’artillerie ottomane. La brigade perdit 31 cavaliers, 36 furent blessés lors de l’assaut, tandis qu’un millier de soldats turcs furent faits prisonniers à la suite de cette chevauchée devenue légendaire, qui ouvrit la route de Jérusalem aux troupes britanniques.

 

Lors d’une cérémonie organisée aujourd’hui par l’État d’Israël pour commémorer cet événement, Benjamin Netanyahu, en présence de son homologue australien Malcolm Turnbull et de la gouverneure générale de Nouvelle-Zélande, Patricia Reddy a déclaré «Il y a exactement 100 ans, les valeureux soldats du corps d’armée australien et néo-zélandais (Anzac) ont libéré Beersheva et permis au peuple juif de faire son retour dans l’Histoire», exprimant l’hommage d’Israël « au sacrifice de ces valeureux soldats. Nous ne les oublierons jamais», tandis que Malcolm Turnbull soulignait que cette bataille, qui a contribué à mettre fin à la domination ottomane dans la région, «est devenue partie intégrante de notre histoire, de notre conscience collective», ajoutant que cette victoire, et l’avancée des troupes britanniques en Palestine, «n’a pas créé l’État d’Israël mais a rendu son existence possible», et précisant que dans le cas contraire, «la Déclaration Balfour n’aurait été que des mots creux», tandis que la dirigeante néo-zélandaise affirmait que la « charge de Beersheva a bouleversé la donne politique de cette région». La cérémonie s’est déroulée en présence de quelque 3.000 touristes australiens et néo-zélandais, qui ont pu admirer une centaine de cavaliers australiens en tenue d’époque dans la capitale du désert du Néguev, acteurs d’une reconstitution de la bataille, comme le rapporte l’AFP.

 

En 1987, le cinéaste australien Simon Wincer retraça cette épopée dans le film La chevauchée de feu (Lighthorsemen), dont la charge de Beersheva reste l’un des moments de bravoure.

 

 

 

 

Alain Granat

 

© photo : DR

 

Article publié le 31 octobre 2017. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2017  Jewpop

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