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Comment survivre au Seder de Pessah chez tata Suzy ?

Seder Pessah Jewpop

Comme chaque année, vous allez passer le premier soir de Pessah chez tata Suzy. Et comme d’habitude, vous vous demandez comment faire pour survivre à l’interminable Seder. Voici le top 10 des trucs et astuces pour survivre à ce Seder.

 

Jo Amar Haggadah Pessah

 

1/ N’arrivez surtout pas avant 21h

 

Inutile de vous stresser, le récit de la Haggadah ne commencera pas avant 21h. Vous le savez, c’est tous les ans la même chose. Alors cette année, arrivez au moment où on passe à table pour de bon.

 

2/Choisissez la Haggadah la plus moche

 

Cruelle erreur de débutant que de choisir la belle Haggadah toute neuve que vous présente tata Suzy. Ce livre est tout en hébreu et évidemment vous n’y comprenez rien. Choisissez plutôt la plus vieille de toutes les haggadot, celle avec les taches de vin et les petits bouts de matzot des années précédentes collées à l’intérieur. Celle-ci est translittérée (c’est d’ailleurs pour ça qu’on se l’arrache depuis 40 ans) et vous donnerez ainsi l’illusion de maîtriser parfaitement la prière.

 

3/ Pratiquez le sommeil polyphasique

 

Certes, il faut pas mal d’entrainement mais vous ne le regretterez pas ! Au lieu de compter les heures lorsque tonton Joseph reprend les meilleurs passages en hébreu, français, arabe voire ladino, profitez-en pour faire une micro-sieste. En toute discrétion bien sur.

 

4/ N’apprenez pas Ma Nichtana à vos enfants

 

Que d’heures perdues à essayer d’apprendre la prière Ma Nichtana à vos enfants ! Le moment venu, ils refuseront de toute façon de le chanter, par timidité ou bien simplement pour emmerder le monde. Aussi, laissez plutôt vos petits-neveux chanter cette chanson. C’est tellement mignon quand c’est les enfants des autres…

 

5/ Dépassez très largement les 4 coupes de vin

 

Votre idiot de beau-frère ou votre cousin auront probablement la bonne idée d’apporter des vins succulents. N’hésitez-pas à vous servir plus que de raison. D’abord parce que le bon vin ne donne pas mal à la tête. Et surtout, pour que la soirée paraisse plus légère.

 

Pantalon matsa Jewpop

 

6/ Ne touchez pas à la matsa

 

Est-il vraiment besoin ici de décrire en détail tous les effets indésirables de la consommation de matsa ? Ne trouvez-vous pas que 10 plaies, ça suffit largement, sans avoir à vous en infliger une onzième en goûtant de la matsa chmoura ? Non, vraiment, abstenez-vous.

 

7/ Ne critiquez pas le repas de tata Suzy

 

Tata Suzy vous pardonne tout depuis votre plus jeune âge. Par contre, interdiction absolue de lui faire une seule remarque désobligeante sur son agneau aux truffes (*). Oui, elle fait le même plat chaque année mais dites-vous que la tradition, ça a du bon. Félicitez-là et puis c’est tout, sous peine d’être frappé d’anathème à tout jamais.

 

8/ Prétextez un mal de ventre pour vous éclipser

 

Tout le monde le sait, la matsa, ça donne mal au ventre. Au moment que vous jugerez le plus opportun, n’hésitez pas à simuler un mal de bide intense pour vous éclipser et passer une bonne partie de la soirée aux toilettes. Sur place, vous trouverez sans doute un peu de lecture ; priez pour qu’avec un peu de chance tonton Joseph soit abonné à So Foot, Closer ou Entrevue. Ou, mieux encore, à Playboy.

 

9/ Trouvez un prétexte pour vous enfuir après le repas

 

Aussitôt le repas terminé, trouvez une excuse pour vous enfuir. Votre cousin barbu essayera probablement de vous encourager à lire la deuxième partie de la Haggadah, mais rappelez vous combien le premier acte était long et cela vous aidera à trouver un bon prétexte. J’ai encore mal au ventre, je saigne du nez, j’ai mal au crâne, tout marche !

 

10 / Dites « L’an prochain, à Jérusalem »

 

Souvenez-vous qu’en dehors d’Israël, il y a deux Seder de Pessah. Alors, pour abréger vos souffrances, une seule solution : faites votre alyah au plus vite et vous n’aurez plus qu’un seul Seder l’an prochain ! (**).

 

Pessah cacher vesameah à tous ! (***)

Pierre Acher

 

(*) Valable également si tata Suzy vous a fait sa fameuse msouki ou ses kneidlers maison.

(**) Cette chronique vous est offerte par l’Agence Juive.

(***) Pour ceux qui n’auraient pas compris (hélas, il y en a à chaque fois…) c’est évidemment à prendre au 26ème degré. C’est juste pour rigoler. Se marrer. Voilà, pas la peine de m’insulter et de maudire ma famille et tous mes ancêtres sur quatre-vingt générations. Détendez-vous et profitez de la fête.

 

Lire toutes les chroniques de Pierre Acher sur Jewpop

Photos © : DR

Article publié le 23 mars 2018. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2018 Jewpop

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