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« Haïm, à la lumière d’un violon » à la Salle Gaveau

  • BY Alain Granat
  • LE 20/12/2012

 

Écrit et mis en scène par Gérald Garutti, Haïm – à la lumière d’un violon retrace la vie réelle de Haïm Lipsky, juif polonais né à Lodz en 1922 dans une famille ouvrière pauvre, devenu violoniste à force de volonté, et sauvé de l’enfer concentrationnaire grâce à la musique.

 

À sa sortie d’Auschwitz, Haïm a rejeté le polonais et complètement arrêté la musique – sa passion, sa vocation, sa survie – pour ne plus parler que deux langues : le yiddish et le silence. Aujourd’hui, à 90 ans, il parle hébreu, et presque tous ses enfants et petits-enfants sont devenus des musiciens internationaux.

 

Sur le plateau, quatre voix musicales tressent le récit porté par la comédienne-conteuse Natacha Régnier : le violoniste virtuose Naaman Sluchin, ex-premier violon du quatuor Diotima et petit-fils de Haïm Lipsky, qui représente son grand-père ; la pianiste classique concertiste internationale Dana Ciocarlie ; et l’éclatant duo klezmer les Mentsh, composé de l’accordéoniste Alexis Kune et du clarinettiste Samuel Maquin.

 

Résonance d’une vie à travers un siècle extrême, ce conte musical où alternent morceaux classiques et mélodies klezmer témoigne de la survie par l’art, de l’espoir préservé jusqu’au cœur des ténèbres et du fil de la transmission.

 

Puisque la musique définit l’essence même de la vie de Haïm Lipsky, elle constitue le cœur absolu du spectacle. Classique, elle embrasse la Pologne de Chopin à Szymanowski, traverse la MittelEuropa de Bruch à Bartók, touche au Nouveau Monde avec Bernstein. Klezmer, elle fait virevolter les mélodies de toute l’Europe de l’Est, des nigunim liturgiques aux danses populaires.

 

Interprétée par des artistes concertistes à la carrière internationale, elle fait se répondre musiciens classiques et klezmorim en une rencontre inouïe, où virtuosité rime avec vitalité et humanité.

 

Ce qu’ils en disent :

 

« A sa sortie d’Auschwitz, Haïm Lipsky ne parle plus que deux langues : le yiddish et le silence. On comprend qu’une troisième langue, vitale, reprendra ses droits : la musique. Elle emplit littéralement l’esprit du public, qui ressort de ce spectacle bouleversé et heureux. » Arielle Askienazy, Jewpop, 4 mai 2012

«Un spectacle hors du commun. […]Ce qui nous est montré ici est une leçon de vie.» Alain-Gérard Slama, France Culture, 8 mars 2012

«Il y a dans ce spectacle toute la noblesse d’une vie prise dans les tumultes de la grande histoire.»
Armelle Heliot, Le Figaro, 14 février 2012

«La musique joue ici le rôle d’antidote à l’excès d’émotion, elle réjouit, apaise, mène la danse de ce théâtre musical pas comme les autres.»
René Solis, Libération, 18 février 2012

«Comme dans la vie d’Haïm, une force salvatrice emporte tout. La musique.»
Nathaniel Herzberg, Le Monde, 2 mars 2012

 

Réservation des billets sur le site de la Salle Gaveau (tarifs : 40 à 10€, enfants de moins de 12 ans : 12€)

 

Lire la chronique du spectacle publiée sur Jewpop en mai 2012 (avec Anouk Grimberg, dont le rôle est repris cette saison par Natacha Régnier)

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