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Naomi Kutin fait le poids

 

 

La fille la plus forte du monde est une juive américaine « modern orthodox », âgée de 10 ans. Originaire du New Jersey, Naomi Kutin a établi le record du monde dans sa catégorie de poids en soulevant près de 100 kgs, battant des concurrentes bien plus âgées qu’elle.

 

Naomi rentrera bientôt en sixième. Au mois de janvier, elle pesait 44 kgs et lors d’une compétition d’haltérophilie au Texas, soulève 97 kgs en « squat ». Plus de deux fois son poids. Elle devient recordman du monde dans sa catégorie, détrônant la tenante du titre, l’allemande Ana Geitner, âgée de 44 ans.

 

 

L’enfant mesure 1,50m et s’entraîne dans le sous-sol familial, où sa mère, Neshama, a accroché un panneau sur lequel sont écrits les mots « Sans peur ». Naomi n’a effectivement peur de rien. Ni de ses copains du cours de karaté, qu’elle explosait déjà régulièrement à peine âgée de 7 ans, ni de la compétition. Conscient du potentiel de sa fillette, son père Ed l’initie alors aux joies de la fonte, auxquelles il s’est adonné dans sa jeunesse étudiante sur le campus du célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology).

 

 

Ed Kutin, qui détient lui aussi plusieurs records internationaux, dit « faire attention aux potentiels effets de l’haltérophilie sur son enfant », même s’il estime que ce ne sont que des « contes de grand-mère ». Et surtout, ses parents se disent attachés aux désirs de leur fille, libre de s’adonner au sport de son choix, tandis que Naomi semble ravie de s’entraîner.

 

 

 

 

Seul obstacle à la pratique de l’adorable enfant : le calendrier religieux. La plupart des compétitions américaines se déroulent le samedi pour les femmes et les ados, le dimanche étant réservé aux hommes. Shabbat oblige, Naomi bénéficie d’une dérogation et se retrouve au milieu de balèzes souvent tatoués. « Une vision inhabituelle pour nous », explique sa maman au magazine Jewish Daily Forward, ajoutant « on ne voit pas vraiment ça à la synagogue ».

 

 

Si Naomi est sans doute la seule jeune juive « modern orthodox » haltérophile, elle a d’autres coreligionnaires collègues de fonte, et non des moindres. Un rabbin de la mouvance libérale, Doug Heifetz, également haltérophile médaillé, explique que « la tradition juive entraîne à l’équilibre et à la robustesse, et le corps en fait partie », soulignant que « un grand nombre de références à la force et aux mouvements du corps sont présentes dans la spiritualité juive ». Un argument de poids pour tous les juifs qui douteraient encore de l’utilité et de la beauté de ce sport. La preuve en images.

 

 

 

 

 

 

 

Georges Abitbol, correspondant de Jewpop à Brooklyn
Copyright photos : Jewish Daily Forward / DR

 

 

 

 

 

 

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