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Ron Perlman, une gueule d’enfer

 

 

Le cinéma est friand de ces acteurs aux gueules inimitables, qui peuvent autant nous terroriser que nous faire pleurer de rire. Ron Perlman est assurément l’une d’elles.

De nationalité américaine, il est né le 13 avril 1950 à Washington Heights dans l’état de New York, au sein d’une famille juive. Il grandit dans la Big Apple avant d’intégrer l’université du Minnesota pour se former à la dramaturgie. Son premier vrai rôle, Ron Perlman l’obtient grâce à Jean-Jacques Annaud dans La Guerre du feu, en 1981. Et s’il est plutôt bon acteur, on le distingue surtout par son physique hors du commun, avec son front proéminent d’où émerge deux yeux perçants et sa mâchoire prognathe, qui crèvent l’écran.

 

Ron Perlman dans "La Guerre du feu" de Jean-Jacques Annaud

 

Il retrouve une seconde fois Annaud pour Le Nom de la rose en 1986 et l’année suivante, devient Vincent, la « Bête » de la série tv Beauty and the Beast (rôle qui lui vaudra un Golden Globe), ça ne s’invente pas. Mais ce n’est que quelques années plus tard, en rencontrant le talentueux Guillermo del Toro, qu’il va faire ses plus grandes passes d’armes avec Blade II, mais aussi et surtout dans Hellboy (2004), où il y joue la charmante brute Red.

 

 

On l’a aussi remarqué plus récemment dans le survitaminé Drive de Nicolas Winding Refn, où il incarne un mafieux yiddish connexion plus vrai que nature. Et s’il prête aussi sa voix à de nombreux dessins animés ou jeux vidéos (Halo 2 et 3, True Crime ou encore le mythique Turok), Ron Perlman, victime de son physique, est le plus souvent abonné aux rôles de monstres ou de bêtes sauvages. Mais à la différence d’un Dany Trejo, Ron ne joue pas faux. Seulement voilà, difficile de jouer un grand rôle dramatique avec une trogne pareille. Il se cantonne alors dans le monde merveilleux de la série B, en tournant chaque année une bonne dizaine.

Alors, à défaut d’être reconnu comme un grand acteur, Ron nous touche par son côté grosse bête attendrissante. A quand un film qui réunirait Steven Seagal, Dany De Vito et Ron Perlman ? Ce serait bien plus stylé qu’Expendables, quand même. Et pour finir, voici son impressionnante filmographie, vous comprendrez naturellement le screen shot.

 

 

Et si vous voulez connaître plus en profondeur le personnage, voici un tumblr qui lui est dédié: Fuck yeah, Ron Perlman

Julien Klein

Article publié sur le blog De Yves à Stanley, reproduit avec l’aimable autorisation de son auteur

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