La Coupe du monde de football a démarré depuis quelques jours et le match le plus attendu de cette compétition a rendu son verdict. Au terme d’une confrontation sous pression, l’Iran et ses Proxies (L’axe de la résistance) a finalement battu l’axe américain / israélien (et alliés du Golfe) aux tirs aux buts (2-2 après prolongation puis 5 tirs aux buts à 4).
Par notre grand reporter Pierre Acher. Un texte garanti 100% sans IA (et ça se voit !).
Le match tant attendu par tous les amateurs de football depuis plus d’une décennie a tenu toutes ses promesses. Ce match devait aussi être une opposition entre deux tacticiens hors pair et au style bien différent. Donald Trump, qui prône un football total, offensif et sans filtre, devait réussir à bousculer la discipline défensive à toute épreuve du Guide Suprême Motjaba Khamenei. L’équipe américano-israélienne se présentait avec sa composition habituelle, renforcée depuis peu par des représentants des Etats du Golfe.
En face, Khamenei alignait aussi son onze-type mais devait se passait de ses attaquants vedettes Nasrallah, Sinwar, Deif, Haniyeh et ce diable de numéro 9, l’ Ayatollah Ali Khamenei, qui a dû prématurément quitter la sélection avant même le début de la Coupe du Monde.

Le début de match est incontestablement en faveur de l’axe américano-israélien. Mené par un Bibi Netanyahou particulièrement inspiré, les attaques rapides et percutantes font mouche. Le premier but arrive à la 3è minute, par le chef d’Etat-major Eyal Zamir sur une passe particulièrement bien dosée du Général Brad Cooper.
L’axe de la résistance essaye de s’organiser mais les défenseurs sont débordés de tous côtés. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth lançait dans la profondeur le Général Dan Caine qui, d’une passe magique vers l’avant, offrait à Israel Katz l’occasion de se mettre en valeur. D’un boulet de canon de 30 mètres, le Ministre de la Défense expédiait un tir en pleine lucarne, foudroyant sur place le gardien de la Révolution iranien. 2-0 à la 26ème minute, on pensait que la messe était dite.
Mais c’était sans compter sur l’entrée en jeu des remplaçants de luxe Poutine, plus agressif que ses coéquipiers, et du discret mais puissant Xi Pinping, qui fournissait plusieurs caviars aux attaquants iraniens. L’axe iranien, encore perturbé par les hors-jeu multiples de l’attaquant Macron, sorti du terrain prématurément à la 27ème minute, retrouvait alors des couleurs et inscrivait un but chanceux par le Secrétaire du Conseil suprême de sécurité national, Mohammad Bagher Zolghadr. Porté par une foule mondiale enthousiaste, qui sifflait les joueurs israéliens à chaque prise de balle, le Ministre des Affaires Etrangères Abbas Araghchi signait un but chanceux qui redonnait espoir à la 45è minute.
Les deux équipes se retrouvaient après la mi-temps avec de nouvelles idées de jeu. Trump multipliait les consignes contradictoires et félicitait chaudement Netanyahou avant de le rabrouer vigoureusement. Côté iranien, les offensives se concentraient sur les ailes, en particulier sur les deux maillons faibles de l’équipe, Le Prince Mohammed Ben Salmane et l’Emir du Koweït Cheikh Meshal Al-Ahmad.

La faiblesse des défenseurs des Etats du Golfe apparaissait alors cruellement. Devant tant de pressions, c’est le secrétaire du Hezbollah Naïm Qassem, sorti de nulle part, qui parvenait finalement à inscrire le but égalisateur à la 67ème minute.
Dominateur, l’axe américano-israélien ne parvenait pourtant pas à perturber le bloc iranien. D’ordinaire virevoltant, le coach Trump était peu inspiré, et Netanyahou était quasiment sevré de ballons. L’Iran avait décidé de laisser le ballon aux USA, qui essayaient tant bien que mal de contourner le bloc adverse. En vain. A chaque tentative israélienne de mettre du rythme et d’enflammer la rencontre, les iraniens arrivaient à casser le rythme, gagner du temps avec quelques gestes d’anti-jeu qui frustraient de plus en plus les coéquipiers de JD Vance. D’autant plus que l’arbitre de la rencontre, le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir – qui aurait d’ailleurs pu sanctionner d’un penalty une main dans la surface de Erdogan – ne semblait pas mettre de l’ordre à ce sujet.
L’Iran espérait miser sur la fatigue pour pousser à la faute et profiter de quelques espaces. Les deux équipes filaient en prolongations. Le score en restera là et les prolongations n’y changeront rien.
Dans une rencontre avec un tel enjeu, les deux équipes semblaient craindre de se faire punir. Et la fin de match hachée ne permettait pas d’avoir un dénouement au bout de 120 minutes. Il fallait donc se départager lors de la séance de tirs au but.
Et à ce petit jeu là, c’est l’Iran qui remporte la séance 5 tirs aux buts à 4 après que l’entraineur Trump ait empêché son attaquant vedette Netanyahou de tirer son pénalty. Cette décision, incompréhensible pour la plupart des observateurs, scellait le triomphe de l’Iran et ses proxies au terme d’une rencontre riche en émotions.
L’Homme du match

– Netanyahou (8,5) : Le GOAT. Première période éclatante car il a eu la possession du ballon, mais cela a été difficile pour lui de l’exploiter et d’aller aider ses partenaires, parfois complètement perdus sur un terrain qu’ils semblaient ne pas connaître. Il a démontré une justesse technique (93% de passes réussies) qui a permis à son équipe de prendre le dessus très souvent. On note également une efficacité dans les duels, avec 12 gagnés. Sa performance est ternie par son entraineur, qui l’a cantonné à un rôle de milieu relayeur alors qu’il a des statistiques impressionnantes en attaquant de pointe.
USA-Israël et alliés
– Vance (5,5) : Le gardien américain est un peu passif sur les 2 buts iraniens et n’a aucun impact lors des tirs aux buts. Un match trop attentiste, bien trop prudent.
– Hegseth (6) : Le patron de la défense. Un match solide. A un peu disparu en seconde mi-temps.
– Witkoff et Kushner (3,5) : Les deux compères de la défense centrale semblaient étrangement absents. Sans doute plus intéressés par leur prochain transfert en Arabie Saoudite que par le match en cours.
– Cooper (7) : Très actif en début de partie, il n’a pas eu grand-chose à faire le restant du match mais s’est montré important et notamment sur sa frappe atomique à la 18ème minute. Un élément indispensable pour l’équilibre de l’équipe.
– Caine (6,5) : Gêné pour progresser vers l’avant, le latéral américain en a profité pour progresser dans l’axe et faire quelques bonnes incursions pour apporter des solutions offensives. Très bonne coordination avec ses attaquants israéliens.
– Ben Salmane (4) : Pas au mieux de sa forme dans le début de partie, il a ensuite eu du mal à trouver des solutions face au double-rideau des iraniens. Pas très à l’aise pour être agressif sur l’équipe adverse, peu inspiré dans ses transmissions aux attaquants israéliens.
– Katz (6,5) : Il a parfaitement assumé son rôle de milieu offensif pour proposer des solutions à ses coéquipiers. Une prestation solide.
– Netanyhaou (8,5) : voir ci-dessus.
– Zamir (7) : Belle percussion en début de partie. Pendant tout le match, il a pu faire parler sa technique et a constamment créé le danger et semé la zizanie dans la défense adversaire. Une prestation de haut niveau.
L’entraineur : Donald Trump (5) : Sans faute sur la composition de départ, la possession de balle, la stratégie offensive. Un début de partie parfaitement maitrisé. Puis sous la pression, il a enchainé les maladresses, les changements tactiques et les consignes contradictoires. Au final, un bilan plus que mitigé pour un homme de son expérience. Un match raté pour lui.

Axe Iranien
– Zolghadr (5) : le portier iranien a vécu une première période assez stressante. Face à un trio d’attaque régulièrement décisif, sa vigilance et son implication ont maintenu l’espoir. Moins en vue sur la suite du match.
– Vahidi (7) : Le boucher ! Dur sur l’homme, il a frôlé le carton rouge à de multiples reprises. A réussi à intimider ses adversaires par sa rudesse et sa détermination sans faille. Iran coup pour coup.
– Pezeshkian (6) : Devant une attaque israélienne déchainée, il a dû appeler ses coéquipiers pour défendre en bloc. Très réactif dans sa zone, il livre un match solide et est l’auteur d’un missile qui touche le poteau à la 75ème minute.
– Araghchi (6,5) : Titularisé dans l’axe, il est resté derrière, attendant les américains et les israéliens dans sa surface. Sous pression, il a continué à demander au public de le soutenir et à réussi à motiver ses coéquipiers. Il a irradié le match de sa classe.
– Qassem (5) : Plutôt fébrile à l’entame du match, il est resté silencieux et a attendu la pause. Ensuite il s’est doucement remis dans le match et s’est illustré par de nombreux actes d’anti-jeu. Discret mais capable de pourrir un match pour le bien de son équipe.
– Abdul Malik al-Houti (2) : Le Yéménite est passé complètement à côté de son match. Inexistant. Remplacé par le syrien Ahmad al-Charaa (ex Abou Mohamed al-Joulani), tout aussi inexistant.
– Erdogan (4) : Il a fait circuler le ballon dans sa moitié de terrain et permettait aux siens de calmer la tempête. Malgré des phases de possession faibles, celui-ci courait dans tous les sens pour stabiliser sa zone. Tel un numéro 6, il cherchait à temporiser sans s’exposer. Des efforts le plus souvent vains.
– Macron (2,5) : Constamment hors-jeu, il multiplie les appels de balle mais sans jamais recevoir de ballon. Ignoré par ses partenaires et balayé par ses adversaires. Celui qu’on pressentait avant la Coupe du monde comme un renfort potentiel de l’axe USA-Israel-Pays du Golfe s’est finalement engagé avec l’axe iranien, mais sans grand succès. Vivement la retraite après cette Coupe du Monde.
L’entraineur : Mojtaba Khamenei (7) : Un entraineur fantôme, qu’on ne voit pas et qu’on n’entend pas. Avec une composition de départ très faible sur le papier, il réussit à impressionner son adversaire et le faire douter. Une stratégie redoutable : s’en prendre aux maillons faibles de l’équipe et jouer la montre, qui a fini par payer. Du grand art.
