Depeche Mode : l'an prochain à Tel-Aviv, c'est maintenant !

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C’est à Tel-Aviv, le 7 mai, que le célèbre groupe britannique a choisi de donner le coup d’envoi de sa nouvelle tournée internationale, «The Delta Machine Tour». Lorsque Depeche Mode l’a annoncé lors d’une conférence de presse à Paris en début d’année, les fans israéliens ont sauté de joie. Le BDS, lui, a sauté sur l’occasion. Il s’est fendu d’une lettre adresse à Dave Gahan et à ses acolytes pour leur demander d’annuler ce concert, et de ne pas aller « soutenir le régime d’Apartheid israélien ». C’était peine perdue.
 
Depeche Mode et Israël, c’est une histoire de famille. Un mariage de rock-star à Tel-Aviv, ça le ferait non ? Bon, on n’en n’est pas encore là, mais le fils du chanteur est amoureux d’une jeune femme rencontrée là-bas il y a 4 ans. Sigal Mamis était serveuse dans le club où le groupe est allé se détendre après son concert du «Tour of the Universe». Le jeune Jack accompagne son père. Il n’a que 21 ans mais tombe sous le charme de la belle israélienne. Il sort le grand jeu, lui offre des falafels… et il cartonne avec ses boulettes ! La jeune israélienne vit même aujourd’hui à Londres avec son amoureux, où elle serait acheteuse pour une grande chaîne de distribution anglaise. Les rumeurs vont bon train sur un mariage ou des fiançailles, Sigal Mamis dit qu’elle n’a aucun projet de ce type avec son Jack. De son côté, la famille Gahan ne confirme pas, mais ne dément pas non plus. La mère de la jeune femme émettrait-elle quelques réserves ? Ce serait quand même un peu dommage… Parce que finalement, Gahan, c’est pas un peu juif comme nom ? À bien y réfléchir, ce n’est qu’une histoire de point «G» : il suffit de le remplacer par un «D» pour que ça devienne Dahan, non ?
 

 
Depeche Mode et Israël, c’est une histoire d’amour. Le groupe jouit d’une grande popularité dans le pays. Jouir n’est pas un mot anodin pour ses fans. Les thèmes des chansons écrites par Martin Gore, c’est sexe, désir, et religion qui s’interpénètrent dans une rythmique froide, mais lourde et suintante. Lors de la dernière tournée, «The Tour of the Universe» il y a 4 ans, 51 000 israéliens se sont précipités au stade de Ramat Gan en banlieue de Tel-Aviv, pour communier au rythme de « Personal Jesus » et des nouvelles chansons du groupe. Une ambiance surchauffée et exaltée qui pourrait faire passer l’enterrement de feu Cheikh Yassine (fondateur du Hamas) pour un séminaire d’entreprise en banlieue de Verdun un jour de pluie. En plus, c’est béton au niveau de la bitahon (oui, ça veux dire sécurité en hébreu) parce que les seules bombes aux concerts de Depeche Mode sont sous les tee-shirts, et elle font du 90D.
 

 
Les Depeche Mode et Israël, c’est une histoire de cul…ture. A 51 ans, Dave Gahan n’a rien perdu de son sex-appeal. Ses pantalons sont toujours aussi moulants, sa silhouette toujours aussi longiligne et puissante. Son jeu de scène parfois emprunté à Mick Jagger exhale un puissant parfum de testostérone, qui l’enverrait directement dans les geôles du Hamas pour indécence, sitôt le checkpoint franchi.
 
Depeche Mode et Israël, c’est une histoire de… convergence. Né du courant New Wave en Grande-Bretagne à la fin des années 70, le groupe bénéficie d’une image très «gay friendly». A l’époque, les critiques rock ont tout de suite interprété les débardeurs de Dave Gahan et ses déhanchements lascifs, mais fermes, comme un signe d’ambiguïté sexuelle. Pas forcément pour le meilleur, car le groupe s’est vu affublé de surnoms tels que « garçons coiffeurs », ou « des ped’moches ». Dur à assumer ? Pas du tout ! Depeche Mode a même choisi d’en faire une force. Ainsi, quand le groupe a réédité sa compilation «The Singles 1981-1985», certaines de ces critiques ont été reproduites sur les livrets des CD. A Tel-Aviv, qui a détrôné New-York comme meilleure ville gay friendly du monde en 2011, pas très étonnant que la mayonnaise prenne, et que ça… dure !
 
Les Depeche Mode sont donc attendus comme le Messie en Israël ! Le fan-club du groupe a même organisé des soirées spéciales dans des bars et des boîtes. Officiellement, il a 5000 membres actifs dans le pays, mais les passifs ne manquent pas à l’appel des concerts. Cela n’a pas échappé au chanteur, Dave Gahan, qui a expliqué : « nous sommes un groupe de rock, nous ne faisons pas de politique, et nous avons de très nombreux fans en Israël. Nous aimons beaucoup jouer là-bas ».
 
Jackie Schwartz
 
© photos : DR
 
 

Voir le clip réalisé par les fans du groupe pour leur venue à Tel-Aviv

 

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