Il fut un temps où, en France, certains responsables politiques accusaient “Bruxelles”, “La finance” ou “Les médias”.
Aujourd’hui, grâce à Jean-Luc Mélenchon et LFI, tout est beaucoup plus simple : quand quelque chose ne va pas, c’est le Crif.
La machine Navigo ne marche jamais ?
Le Crif.
C’est écrit dans les « Protocoles des usagers de la RATP », en yiddish.
Le président de la Licra, Mario Stasi, exige que Bally Bagayoko change le logo de la ville de Saint-Denis ?
Il est manipulé depuis une arrière-salle d’un Master Poulet, racheté par le Crif.
Ton Uber annule trois fois d’affilée ?
Le Crif.
Ordre direct du Conseil des Sages du Surge Pricing.
Cette semaine, après l’interdiction par la préfecture de Paris du grand concert-meeting de LFI place de la République, annulée par le Tribunal administratif de Paris, Jean-Luc Mélenchon avait donc trouvé les deux cerveaux de l’affaire : Yonathan Arfi, président du Crif, et Ariel Weil, maire de Paris Centre.
À ce rythme-là, les deux auraient sans doute été suspectés d’avoir planqué la sono dans les catacombes avec Enrico et Goldorak.
Le plus fascinant, c’est la supposée puissance d’influence attribuée au Crif par Jean-Luc Mélenchon et ses petits camarades.
Pendant des décennies, les Français juifs ont cru que le Crif servait surtout à organiser un dîner annuel avec du saumon tiède et des discours sur “l’inquiétude de la communauté juive”. Reçu Cerfa inclus pour la « corporation », comme le souligne subtilement Jean-Luc.
Erreur.
En réalité, le président du Crif possède :
- la collection complète de Picsou Magazine,
- le code nucléaire,
- et probablement le mot de passe Netflix d’Emmanuel Macron.
On imagine les réunions secrètes de l' »officine » (dixit William Martinet, Secrétaire Général de LFI à l’Assemblée nationale, sur X) dans une cave obscure du Pletzl, un cénacle de notables juifs aux nez crochus (pléonasme) décidant du destin de la République autour d’un verre de boukha Bokobza.
— “Monsieur le Président du Crif, nous contrôlons tous les rouages de l’Etat. Que faisons-nous aujourd’hui ?”
— “On va annuler un concert de LFI et ensuite on réserve chez La Fille du boucher.”
Le problème avec cette mécanique, c’est qu’elle transforme progressivement n’importe quel désaccord politique en récit de conspiration juive. Et là, soudainement, on quitte la satire pour retrouver ce vieux logiciel antisémite français régulièrement mis-à-jour, de Drumont à Doriot en passant par Jean-Marie Le Pen et désormais leur digne héritier, Jean-Luc Mélenchon.
D’autant qu’Ariel Weil, dans cette affaire, découvre un privilège inédit : être maire d’arrondissement et devenir simultanément Grand rabbin de l’État souterrain. Franchement, même Anne Hidalgo n’avait pas autant de pouvoir.
Pendant ce temps, le président du Crif, lui, doit être épuisé.
À peine le temps d’organiser la bar-mitsva de Laurent Nuñez qu’il lui faut ensuite :
- choisir les prochains sujets du 20h de TF1,
- planquer les chaussettes des Français dans les machines à laver,
- et décider qui gagnera la Coupe du monde football 2026.
Et dans la « Nouvelle France » de Jean-Luc Mélenchon, une constante invariable.
La mystérieuse puissance occulte, jadis dénommée « système », a désormais un nom de famille suspect, une synagogue supposée et une officine.
Ça, même pour une chronique humoristique, ce n’est plus tout à fait une blague.
