« Marc Bloch se retournerait dans sa tombe. » C’est probablement la phrase la plus entendue chez de nombreux Français juifs depuis que la famille de l’historien a accueilli chaleureusement Jean‑Luc Mélenchon et son comité LFI lors de la cérémonie au Panthéon.
Et pour une fois, il faut reconnaître que l’expression est presque insuffisante.
Parce qu’imaginez la scène.
Marc Bloch.
Historien français.
Héros de la Grande guerre, volontaire en 40.
Israélite (précision importante, même si athée), puis « Juif face aux antisémites » selon ses propres termes.
Résistant.
Arrêté par la milice, torturé par Barbie et ses sbires, fusillé par les nazis.
L’homme est un symbole moral absolu de la République, panthéonisé avec son épouse, tandis que ses descendants, en particulier sa petite fille Suzette Bloch, énoncent que Marc Bloch était « de gauche » et visiblement LFI compatible, photos à l’appui lors de la cérémonie.
À ce niveau-là, ce n’est plus un retournement dans la tombe.
C’est une vrille tactique.
Car enfin, Mélenchon, c’est quand même ce tribun qui réussit l’exploit rarissime de provoquer des malaises chez les Français juifs avec un simple adjectif possessif.
Chacune de ses prises de parole ressemble désormais à une épreuve de khâgne sémantique :
« Les amis, survivra-t-on à cette interview de Jean-Luc sans entendre le mot “corporation” prononcé d’une manière étrange ? »
Et pourtant, voilà une partie de la famille Bloch rayonnante en sa compagnie et celle des ses camarades de classe.
Sourires triomphants.
Atmosphère quasi familiale.
On attendait une prise de distance républicaine pour cette panthéonisation, avec l’absence de représentants du RN demandée par la famille.
On a eu finalement eu droit à un apéro de cousinade, un genre de Canon français LFIste (mais pas sioniste, comme le soulignerait l’historien Patrick Boucheron).
Le plus grotesque reste l’esthétique globale de la scène.
De supposées arrières-petites-filles de Marc Bloch arborant des keffieh.
Mélenchon en ravi du Panthéon.
Sophia Chikirou et Manuel Bompard dominant le cadre en mode BHL survolté.
Le RN bien tenu à distance, comme un cousin bourré à un mariage juif.
Et Rima Hassan absente, allez savoir pourquoi.

Et puis est ressortie cette vieille photo postée par Suzette Bloch sur Facebook en 2025 où, journaliste à l’AFP, elle posait fièrement avec Yasser Arafat. Selon elle, « un homme respectable, lui aussi assassiné ».
Suzette Bloch, spécialiste mondialement reconnue du Polonium, qui a sans doute oublié la responsabilité du leader de l’OLP dans l’échec des négociations de Camp David pour la création d’un Etat palestinien, et la fortune qu’il a détourné à son profit et celui de sa famille, en lieu et place du peuple palestinien. Visiblement, l’éthique de vérité historique de son grand-père n’a pas traversé les générations.
Résultat :
Marc Bloch est désormais devenu, à l’insu de son plein gré, le complice posthume :
— de l’antisémitisme de LFI ;
— du militantisme pro-palestinien ;
— et probablement, d’ici peu, du flocage d’un maillot de foot « Marc Bloch 27, Mélenchon compatible » .
Au fond, ses héritiers ont envoyé un message très clair aux Français juifs : LFI adore les Israélites morts.
Ils sont simples.
Silencieux.
Quid des Français juifs vivants ? Comme dirait l’historien Patrick Boucheron à l’endroit de Guillaume Erner et de sa « corporation » : « On vous laisse parler seul ».
