« Mélenchon 27 », le mercato de la lutte finale

4 minutes de lecture

lI fallait bien que ça arrive un jour : voici le maillot de foot “Mélenchon 27”.

Oui.
Le flocage de la lutte finale.
La boutique officielle de la “contre-société LFI” vient de découvrir… le merchandising.

Et franchement, respect : réussir à transformer Jean-Luc Mélenchon en ailier gauche, c’était déjà un concept. Mais le vendre 25 euros pièce, là on entre dans le fair-play financier qatari.

Le plus beau, c’est le storytelling :
“Le but, c’est qu’il soit porté un maximum.”

Ah bah ça tombe bien, parce qu’en politique aussi, leur objectif, c’est surtout d’être portés. Par les jeunes. Par les quartiers. Par les abstentionnistes. Par n’importe qui avec deux jambes et une carte Vitale.

Le maillot est bleu, avec des rayures fines, un col rétro… Et au dos : “MÉLENCHON 27”.

Le design est incroyable : on dirait un faux maillot vendu à Barbès la veille d’un France-Italie de 2006.
Tu sens qu’il manque juste l’étiquette :
“100 % polyester, 0 % majorité absolue.”

Et puis « Mélenchon 27 », comme un vrai joueur.
Sauf qu’à son âge, normalement, quand tu vois “27” dans le dos, c’est plutôt le numéro de sa chambre à la cure thermale.

On imagine la scène pendant la Coupe du monde 2026 :

— “Tu supportes qui ?”
— “La France.”
— “Et Mélenchon 27 ?”
— “La Palestine !”

Le problème, c’est que ça ouvre une porte terrible.
Demain :

  • le maillot “Retailleau 6”, spécial tacles appuyés ;
  • le “Faure 37 ”, spécial banc des remplaçants qui ne joueront jamais ;
  • le « Attal 49.3 », spécial « mon entraîneur me déteste » ;
  • et le collector “Hollande 2012”, livré en scooter.

Et je vous préviens : si Jordan Bardella sort un third jersey extérieur couleur crème avec aigle doré et police gothique… Vinted explose.

Mais ce maillot… pardon… ce maillot.

Déjà, “Mélenchon 27”, ça sonne moins comme un numéro de joueur que comme une liste aux européennes dans une sous-préfecture du Limousin.

Et imagine le drame si un jour il y a un énorme match de coupe du monde 2026 sous tension en France. Genre France-Algérie.
BFM en édition spéciale pendant 14 heures :

— “Des incidents ont éclaté…”
— “Oui mais attention, certains individus portaient un maillot Mélenchon floqué 27.”
— “Le préfet appelle au calme.”
— “Jean-Luc dénonce une dérive autoritaire de la BRAV-M.”

Mais le pire, c’est que les fans de LFI sont sincères.
Ils regardent ça et se disent :
“Franchement, avec ça, on tient notre électorat populaire.”

Non.
Avec ça, vous tenez surtout une équipe corpo de profs d’histoire-géo à un tournoi inter-IUT.

Mais ce que j’aime surtout dans cette histoire, c’est le fantasme absolu en mode LFI : croire qu’on peut gagner l’élection présidentielle avec du marketing sportif.

Parce qu’au fond, la France est le seul pays où un parti d’extrême-gauche peut regarder en bavant le PSG et se dire :
“Oui mais nous aussi, on a une boutique en ligne.”

Alain Granat

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

S'abonner à la jewsletter

Jewpop a besoin de vous !

Les mendiants de l'humour

#FaisPasTonJuif