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19ème édition du Festival du cinéma israélien de Paris, demandez le programme !

Affiche du Festival du cinéma israélien de Paris Jewpop

Le 19ème Festival du cinéma israélien de Paris se tiendra du 19 au 26 mars au Majestic Passy, pour une semaine riche en événements. Parrainé cette année par le comédien Gérard Darmon, il présente une programmation exceptionnelle et permettra aux spectateurs de découvrir les facettes multiples d’un cinéma toujours aussi créatif, plusieurs fois primé dans les festivals internationaux en 2019. Suivez le guide avec Jewpop !

Mardi 19 mars : The Other Story

Pour sa soirée d’ouverture, le Festival du cinéma israélien de Paris présente le 19 mars The Other Story du metteur en scène Avi Nesher, qui traite du retour à la religion de deux jeunes (Techouva en hébreu) et au casting duquel figure l’un des plus remarquables acteurs israéliens, Sasson Gabai (admirable aux côtés de Ronit Elkabetz dans La Visite de la fanfare).

Mercredi 20 mars : The Unorthodox, Autonomies, A Good Son

Mercredi 20 mars, on pourra découvrir à 13h30 le savoureux The Unorthodox d’Eliran Malka (également créateur de l’excellente série Shababniks, dont les premiers épisodes seront diffusés lors du festival), qui narre sur le mode de la comédie à l’italienne l’histoire de la création et de la montée du parti politique israélien Shas, représentant les Sépharades ultra-orthodoxes israéliens.

Le même jour, les fans de séries israéliennes ne manqueront pas les 2 premiers épisodes d’Autonomies à 17h45, qui nous entraîne dans un Israël de géopolitique-fiction scindé en deux, où Jérusalem est devenue entièrement ultra-orthodoxe et Tel-Aviv le bastion du séculier. Autonomies a été couronné du Prix de la meilleure série au Festival International de Films de Genève 2018, soulignant une fois encore la créativité des auteurs de séries locaux. À 22h30, sera projeté A Good Son, l’émouvant film de Sharon Bar Ziv, ancré dans le quotidien d’une famille israélienne frappée par le conflit israélo-palestinien, qui se bat pour ramener à la vie son fils Omri, jeune soldat blessé dans une opération militaire et plongé dans le coma.

Jeudi 21 mars : Working Woman, Redemption, Laces

 

Jeudi 21 mars, ne manquez pas Working Woman, le film coup de poing de Michal Aviad, une histoire bouleversante et universelle de harcèlement d’une femme à son travail. Il sera suivi de Redemption, couronné du Prix du public au Festival International du film de Jérusalem en 2018, qui conte l’histoire d’un chanteur de rock devenu orthodoxe, qui pour financer le traitement de sa fille malade, décide de réunir les membres de son ex-groupe. La soirée se terminera avec  Laces, de Jacob Goldwasser, émouvant film et grand succès sur les écrans israéliens en 2018.

Vendredi 22 mars : Un havre de paix, King Bibi, Le chef d’orchestre, Synonymes

Vendredi 22 mars, vous ne décollerez pas des sièges moelleux du Majestic Passy, avec d’abord Un havre de paix de  Yona Rozenquier (15h40), prix du meilleur long métrage, du meilleur premier film et du meilleur acteur au Festival International du Film de Jérusalem en 2018. L’histoire d’une fratrie s’apprêtant à partir à la guerre avant d’enterrer leur père dans un kibboutz proche de la frontière libanaise. Un superbe film choral interprété par la fratrie Rozenquier.

Les documentaires ont toujours la part belle au Festival du cinéma israélien de Paris. Cette année, le passionnant King Bibi de Dan Shadur revient sur l’incroyable parcours et la personnalité de Benyamin Netanyahu, avec de rares images d’archives et un éclairage tout particulier sur l’une de ses plus grandes fêlures, la mort de son frère Yonathan lors du raid sur Entebbe.

 Synonymes, de Nadav Lapid, a obtenu l’Ours d’or de Berlin cette année (une première pour un film israélien dans ce prestigieux festival) met en scène les tribulations de Yoav, un jeune homme ex-combattant de Tsahal, qui arrive à Paris en ayant juré de ne plus prononcer un mot d’hébreu. S’inspirant de son expérience personnelle, le jeune réalisateur a été célébré par la critique avec cette œuvre magistrale qui ne manquera pas de faire débat, et sera projetée à 21h45 en présence de Nadav Lapid.

Samedi 23 mars : Mais où est passé le Gefilte fish, Shababnicks

Il n’est jamais trop tôt pour savourer la cuisine ashkénaze ! À 11h du matin, les spectateurs curieux de comprendre pourquoi elle a été délaissée en Israël ne manqueront pas le documentaire Mais où est passé le Gefilte Fish, projeté en présence de Florence Kahn, célèbre traiteur de la rue des Rosiers et l’une des dernières passeuses de la tradition du pied de veau en gelée et du cou d’oie farci. À 13h30, si vous n’avez pu assister à la soirée d’ouverture du festival, ce sera l’occasion de découvrir The Other Story, puis de retrouver à 18h30 un classique du cinéma israélien, Late Summer Blues (1987) de Renen Schorr, sur fond de fin de Guerre des six jours, avant de découvrir à 20h45 les trois premiers épisodes de la série Shabadnicks, terme d’argot hébreu désignant un ultra-orthodoxe s’éloignant du « droit chemin ». Ces Shabadnicks, 4 étudiants pas si orthodoxes que ça, nous font partager leur quotidien au sein d’une yeshiva sous l’œil expert du créateur de la série Eliran Malka (également orthodoxe), auteur du film The Unorthodox projeté durant le festival.

Photo de la série israélienne "Shabadnicks" Festival cinéma israélien Jewpop

Shabadnicks

 

Dimanche 24 mars : Black Honey, Au cœur des accords d’Oslo

À 11h, les passionnés d’histoire et de yiddish ne manqueront pas Black Honey, passionnant biopic réalisé par l’une des plus emblématiques figures du cinéma israélien, Uri Barbash. Le réalisateur livre ici l’incroyable histoire d’Avraham Sutskever, immense poète yiddish, qui a sauvé des manuscrits des mains des nazis, a survécu à la Seconde Guerre mondiale grâce à un avion procuré par Staline, a témoigné au procès de Nuremberg et est mort dans l’anonymat le plus complet à Tel-Aviv. La projection sera suivie d’un débat avec Lise Gutmann, professeure de yiddish au Centre Medem et journaliste à Judaïques FM.

Avec le remarquable documentaire Au cœur des accords d’Oslo, projeté à 20h15, on suit à travers les journaux personnels des négociateurs israéliens et palestiniens et des archives inédites et interviews exclusives, un périple dramatique dans les coulisses de ces négociations de paix torpillées par les deux parties. Au cœur de ces accords, Yossi Beilin, ancien ministre de la justice israélien, sera présent pour débattre avec le public après la projection.

Lundi 25 mars : Shadows, Kishon, Mon Michael

Le documentaire Shadows, projeté à 13h30, aborde pour la première fois un sujet resté tabou, celui des enfants de la deuxième génération de survivants de l’Holocauste, qui évoquent leurs souffrances d’enfance maltraitée. La projection sera suivie d’un débat avec Nathalie Zajde et Catherine Gransard, Maîtres de conférences en psychologie. Plus léger mais non moins passionnant, le documentaire Kishon, projeté à 15h10, revient sur la figure de l’auteur israélien Ephraïm Kishon, juif hongrois rescapé de la Shoah devenu l’un des écrivains qui a le mieux défini la société israélienne des années 50 à 70 au travers de ses livres, chroniques satiriques, pièces et scénarios de films, mythiques en Israël et célébrées internationalement.

Mon Michael, classique du cinéma israélien réalisé en 1975 par Dan Wolman, se déroule dans la ville divisée de Jérusalem au début des années 1950. Lors de sa sortie sur les écrans israéliens, il a été jugé « osé » par la critique et le public de l’époque, alors qu’il n’était que la fidèle adaptation du roman d’Amos Oz, l’histoire d’une femme torturée entre ses fantasmes érotiques et la platitude de sa vie quotidienne. Le film sera projeté à 19h20 en présence du réalisateur.

Mardi 26 mars : Tel Aviv on Fire

Notre coup de cœur Jewpop clôturera le festival : Tel Aviv on Fire, réjouissante comédie plusieurs fois primée dans de nombreux festivals. Tel-Aviv on Fire, c’est le titre d’un « soap » palestinien d’une niaiserie absolue dont l’intrigue se déroule à l’époque de la guerre des six jours, diffusé (avec succès) à la télé israélienne. Salam, neveu du producteur de la série, est embauché comme stagiaire sur le plateau et grâce à sa maîtrise de l’hébreu, se retrouve « consultant » sur les dialogues qu’échangent l’espionne palestinienne, héroïne de la série, avec l’officier israélien qui tente de la séduire. Arrêté à un check-point, Salam se fait passer pour le scénariste de la série auprès d’un officier de Tsahal totalement fan, mais qui la trouve trop « antisioniste», et se voit obligé de réécrire le scénario sous sa direction… Une peinture du conflit israélo-palestinien au vitriol où chaque partie en prend pour son grade, finement écrite et réalisée par Sameh Zoabi, remarqué pour son premier film Téléphone arabe en 2010, et merveilleusement interprétée par un casting digne des meilleures comédies à l’italienne, de Kais Nashif dans le rôle de Salam, à Yaniv Biton dans celui de l’officier Assi, en passant par Lubna Azabal et Yousef Sweid.

Jewpop

Réserver vos places pour le Festival du cinéma israélien de Paris sur le site LesÉcransDeParis

Le site du Festival du cinéma israélien de Paris

Tarifs : plein tarif 10€, tarif réduit ( seniors, demandeurs d’emploi, étudiants) 8€

Infos pratiques : Majestic Passy, 18 rue de Passy 75016 Paris

© photos et visuels : DR

Article publié le 12 mars 2019. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2019 Jewpop

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